Objet du blog

Ce blog rend compte de l'initiation à la pratique du projet d'urbanisme d'étudiants en licence de géographie de l'Université Paris-Diderot.
Cet activité est réalisée dans le cadre du Plan Réussite en Licence.

jeudi 25 novembre 2010

Les friches ferroviaires, le maux de toutes les villes


Quel points commun entre PRG et La Chapelle ?

La voie ferrée !

Héritage de l'importance du chemin de fer pour le développement économique et le transport au 19ème siècle, les voies ferrées sont partout à Paris.
Ce sont ces voies et les entrepôts associés, qui font l'objet de tous les plans de réaménagement à Paris : PRG, Chapelle, les Batignolles.

Lors de la visite d'Aubervilliers et de la Chapelle (jours 2 et 3), faute de temps nous n'avions pu aller voir ces voies ferrées.
Et bien voici quelques illustrations provenant de ma collection personnelle (je suis amateur de train et aime le milieu urbain, ces photos ont étés prises dans le quartier Chapelle en 2008 et 9.)


Au dessus de la Porte de la Chapelle
on reconnait l'une des deux tours, photo prise depuis le périphérique, à gauche l'accès à l'A1













Sur la petite ceinture, à l'angle Est des maréchaux et de la rue de la Chapelle (au dessus passent les voies du réseau Nord, là où on voudrait créer la gare RER).















Sous les entrepôts NEY, la friche ferroviaire dans toute sa splendeur.
Ce faisceau de voies servait au traffic postal avant 90 (le traffic y était très intense).
Il y a ici un espace considérable à aménager.













Et ce n'est pas la seule, car il suffit de se retourner pour apercevoir un autre terrain laissé à l'abandon, du moins plus pour très longtemps.
C'est à cet emplacement précis que les terminus des tramways T3 et Tram'Y seront installés, le T3 arrivera par la gauche en traversant les entrepôts Macdonald (dont on aperçoit la rampe d'accès) et le Tram'Y arrivera dans notre dos. Au fond en haut (on distingue un RER), les voies du réseau Est, y prendra place la nouvelle gare Evangile du RER E.















Pour cette photo, je me trouve sur le toit des entrepôts Macdonald, au fond le Sacré Coeur, à droite la porte d'Aubervilliers et derrière celle ci celle de la Chapelle. Tout de suite à droite, le futur pôle d'échange Tram T3 Tram'Y et Evangile RER E.

Jour 2 - Aubervilliers, Chapelle et atelier des jour 3 et 4



En complément des photos d'Antoine qui illustrent l'atmosphère propre d'Aubervilliers (photos postées plus bas), en voici une du canal St Denis.
Canal qui a la particularité d'être souterrain à Paris (de la Bastille à Stalingrad).
Ce canal (St Martin + St Denis) shunte la boucle que la Seine fait à travers le 92.
Comme il comporte quelques écluses, il n'est pas usité pour le transport de marchandises, mais seulement à vocation touristique. (hormis entre Aubervilliers et St Denis puisqu'on distingue un silo sur la photo)

A noter qu'un service de transport de personnes par bateau s'est implanté de la Porte de la Villette à un site de bureaux situé 1 km en aval à Aubervilliers.

Ce canal peut servir d'axe de transport entre le 93 et Paris, à l'heure actuelle, on peut dire qu'il est totalement oublié....




La Porte de la Chapelle
Porte d'entrée à Paris de tout le Nord de la France (l'autoroute A1 venant de Lille s'arrête ici), source de congestion quotidienne à plus forte raison avec les travaux du T3, ce quartier est pour le moins "invivable".

L'objectif de cet atelier est justement de proposer un réaménagement de ce quartier en y amenant des transports en commun (l'actuelle et unique ligne 12 mets un temps fou (car le tracé est sinueux) pour atteindre le centre de Paris),
d'implanter une université, des commerces.






Zone fret de Chapelle Internationale

Cette zone (située juste à gauche sur la photo précédente) d'une longueur grosso modo d'1 km sur 500m est à habiliter. Elle est à l'heure actuelle dédiée au Fret et enclave la porte de la Chapelle du reste de Paris situé plus à l'Ouest.

Notre projet dont les diapos ont étées postées plus bas, propose de construire par dessus les entrepots (permettant ainsi le maintient de l'activité fret) des habitations, des espaces verts, des commerces et de créer une gare RER.





L'atelier















JOUR 1 - Paris Rive Gauche

Visite du local de promotion de la SEMAPA (Société d'économie mixte d'aménagement de Paris) organisme en charge du renouveau du quartier PRG


Le quartier en 1989 servait de zone de déchargement de fret ferroviaire.

Aujourd'hui, ces usines et entrepots ne sont plus, le quartier est devenu celui que l'on connait actuellement : commerces, enseignement, habitations, espaces verts, pôle de transport.

Notons l'emploi de la technique nouvelle du recouvrement par dalle sur voie ferrée.



















Au centre, les voies ferrées du réseau Paris Austerlitz, ces voies étaient déjà là avant le réaménagement du quartier.

Ont étés construits :
- la ligne 14 en dessous perpendiculaire aux voies SNCF.
- la sale des pas perdus, monumentale soit dit en passant.
- et bien sûr la dalle recouvrant les voies SNCF, avec dessus, un niveau de parking, le Décathlon et un immeuble de bureaux





Quelques photos en vrac du quartier BFM, spacieux, coloré, tout en volumes, non monotone, fonctionnel, interconnecté de passages, de raccourcis, d'espaces verts

















































































































mercredi 17 novembre 2010

Le 13e et son Quartier du Futur




Le Quartier de la Gare du 13e arrondissement[1] ne se ressemble pas aux vieux quartiers riches et classiques. Au bout de Paris et divisé par un grand chemin-de-fer, le 13ieme n’était pas toujours un endroit agréable. Cela changeait beaucoup déjà, en part à cause des organisations comme SEMPA de Paris Rive Gauche. On peut trouver des exemples de cette évolution sur l’Avenue de France et les environs de Paris 7. Autrement un paysage de métal dur et froid, on commence à voir de vert entre le gris métallisé. Les appartements sont un mélange moderne de l’homme et la nature, avec la verdure incorporé dans l’architecture. Paris Rive Gauche veut continuer ce « un nouveau rythme urbain » d’immeubles modernes, innovateurs, et beaux :


« Le traitement proposé fait appel aux matières, aux reflets, à la végétation, à la lumière, pour créer un univers intérieure « exotique. » A l’extérieure, les façades périphériques des bureaux, sont habillé d’une maille de bois organique, celle des logements sont en pierre. La proposition de Rudy Ricciotti développe par ailleurs une démarche ambitieuse en terme de développement durable.»

Selon Paris Rive Gauche, ces bâtiments seront « exotique[s] » et vont évoquer l’« Ambiance Indiana Jones » et « Eden imaginaire ». Ces résidences sont, non-seulement jolies et intéressant, mais aussi écologiques dans leurs intégrant la verdure et des matières viables pour l’environnement. Les nouveaux immeubles bellement futuristes vont certainement attirer des gens.

Mais ce n’est pas seulement les résidences et l’architecture qui vont plaire aux gens. Le projet promet « 25000 m² de commerces et d’activités, un gymnase, un terrain d’éducation physique, un équipement culturelle municipale et une halte-garderie.» [2] Ces commerces et sports vont causer des gens de vouloir rester dans le 13e au lieu de simplement y aller pour le travail et partir à la fin de la journée. Maintenant le 13e est très peuplé pendant la journée à cause de son histoire comme quartier ouvrier[3] et à cause de l’Université Paris 7. Pendant la nuit, cependant, la plupart des gens qui y travaillent partent pour retourner chez eux, résultant dans un quartier beaucoup moins peuplé. Le cinéma MK2 associé avec la bibliothèque François-Mitterrand a commencé à rendre le quartier plus culturel et commerciale et moins industriel. Ce projet de Paris Rive Gauche va continuer cet effort, mais avec un effet beaucoup plus signifiant. Quand ce projet est fini, il y aura beaucoup de gens qui viennent d’ailleurs qui vont déménager au 13e. A cause de la modernité de ce projet, je pense qu’on verra un afflux des jeunes qui va aouter immensément à la diversité et l’animation du quartier et va le revitaliser.

Le projet Tolbiac-Chevalaret veut aussi animer le quartier par traiter les ruptures là-dedans. La première est celle entre l’Avenue de France et la Rue Chevalaret pour laquelle il propose :

« De nombreuses espaces publiques transversaux [places, rues, passages] relieront le quartier de la BnF à celui de la rue du Chevaleret. A l’arrière des immeubles, une promenade planté, orienté sud-ouest, s’entendra en balcon sur la Halle Freyssinet et sur un jardin d’une superficie de 8500 m². »

En addition, Le projet veut combler le fossé entre la rue et la vie résidentielle. Avant, avec la construction de Paris 7 et ses environs, les urbanistes ont utilisé des îlots ouverts pour répondre à ce problème. Mais, pendant qu’un ilot ouvert permets la circulation entre la rue et la résidence, le projet Tolbiac-Chevalarent va plus loin, incorporant la rue, dans la forme d’une promenade, dans sa construisant.

Le Projet Tolbiac-Chevalaret de Paris Rive Gauche emploi plusieurs techniques et outils pour unifier et revitaliser le quartier. Ces changements vont certainement transformer le quartier, et je pense que c’est une transformation positive. Quand je suis allé à Paris Rive Gauche, il y avait des grands plans photographiques du 13e qui m’ont permis de voir comment le quartier développait pendant des années. Je pense que ce « nouveau rythme urbain » a déjà commencé à se manifester, même si ses mouvements ne se voient pas encore partout. Quand je suis à Paris 7 ou sur la rue Tobliac, je ne me sens pas que je suis à Paris. J’ai l’impression d’être dans une ville beaucoup plus moderne, mais à la fois belle. Je pense que c’est exactement ce dont ce quartier a besoin, même si ce n’est pas le Paris des vieux films classiques. Nous aurons toujours Paris, mais ce qui est géniale de cette ville est la diversité de ses quartiers. Donc, le 13e est autant parisien que le 1e. Je ne pense pas que les vieux arrondissements doivent s’adapter ; à chacun son truc. Je pense, cependant, que le projet urbain Tolbiac-Chevaleret est un bon modèle pour le futur de Paris et du monde.


mardi 12 octobre 2010

Paris n'a pas de fin




Lors de la visite de Paris-Nord-Est, je me suis interrogé sur la différence entre limite géographique, administrative et humaine de Paris. En somme, j'ai l'impression qu'on arrive à Paris progressivement, de façon anarchique : On peut être déjà à Paris sur la carte, mais pas encore dans un lieu peuplé -où manque parfois l'architecture singulière de la ville. Au contraire, on peut être en banlieue et se sentir déjà dans l'agitation de Paris. Comme si la limite de Paris restait floue. Idée un peu ingénue : Paris n'a pas de fin.
Et m'était revenu en mémoire un travail photographique surprenant, justement sur la limite administrative de Paris, que j'avais vu exposé à la fondation EDF-Electra en 2004.

Il s'agit du projet "6 mètres avant Paris" réalisé en 1971 par le photographe franco-polonais Eustache Kossakowski.

"Son exil lui fait connaître l'anonymat et les difficultés matérielles, mais lui donne un sentiment inédit de liberté. Il trouve un travail de casseur chez un ferrailleur et découvre la banlieue et la Petite Ceinture. Son regard est attiré par les écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de photographier, selon une procédure "objective", toutes les pancartes de tôle et de ciment portant le nom de la capitale. L'ensemble des images va constituer un reportage sur Paris, dont l'objectivité repose sur la distance identique adoptée à l'égard de chaque écriteau, la neutralité générée par la prise de vue frontale et le caractère unique de celle-ci." (Patrick Komorowski, catalogue de l'exposition E. Kossakowski, ed. EDF Electra et Paris Musées)

La série est en ligne sur le site du photographe : http://www.eustache-kossakowski.com/6m.html
Par la suite, il a également photographié les palissades des grands chantiers de Paris (Les Halles, Beaubourg, Bercy, etc) et les superpositions d'affiches publicitaires, créant ainsi des "images détournées", deux beaux projets similaires d'étude de la ville.

Photographies Aubervilliers





dimanche 3 octobre 2010

Présentation de Paris Nord-Est (site web Paris.fr)



Secteur d’intervention : 200 ha.


Programme : logements ; équipements ; bureaux ; commerces.


Surface hors œuvre nette (SHON) indicative : 1 045 000 m2, dont logements 415 000 m2, équipements 105 000 m2, emplois 525 000 m2.
Espace vert : 271 000 m2 dont 37 200 m2 sur le secteur Claude Bernard. Forêt linéaire, réserve naturelle ; jardins publics.
Espace public : requalification et mise en place du tramway.

Projet urbain : Dusapin & Leclercq, architectes urbanistes / Agence TER, paysagistes / Saunier et associés, BET.
Maîtrise d’ouvrage des études : Ville de Paris et SEMAVIP.
Assistance à maîtrise d’ouvrage : Dusapin & Leclercq, architectes urbanistes / Agence TER, paysagistes / Saunier et

associés, BET.

ZAC Claude Bernard – canal Saint-Denis – quai de la Charente : aménageur SEMAVIP. Architecte coordinateur :

Dusapin-Leclercq
Entrepôts Macdonald : Opérateur SAS Paris Nord-Est (CDC/ICADE/SEMAVIP)
Chapelle international : aménageur SNCF

Calendrier :

2002 : ouverture de la concertation. Approbation des objectifs. Convention de mandat d’études préalables avec la SEMAVIP.

Définition des modalités de concertation.
2003 : engagement des marchés de définition pour choisir le projet urbain.
2004 : choix du projet urbain. Installation du Comité de concertation.
2005 : création de la ZAC Claude Bernard.
2006 : réalisation de la ZAC Claude Bernard.
2007 : accords fonciers Entrepôt Macdonald, vote des objectifs d’aménagement du secteur Gare des Mines-Fillettes,

modification du PLU du secteur Macdonald.


Puce urbanismePrésentation de l'opération en 2005

Rédaction Eric Lapierre

Le territoire de Paris Nord-Est s’étend de la porte de la Chapelle à celle de la Villette. Ses 200 hectares en font aujourd’hui le plus grand secteur de projet parisien. Les réseaux y ont une importance prépondérante et en constituent la principale caractéristique. Le point bas de la vallée qui se glisse entre la butte Montmartre et les hauteurs de Belleville a accueilli au cours du temps le canal de l’Ourcq, et les voies des gares du Nord et de l’Est.
L’ensemble du secteur a fait l’objet de marchés de définition – Dusapin & Leclercq et agence TER (lauréats), Christian Devillers, Tania Concko, Chemin Faisant (Guy Henry) – qui ont conduit à des réponses remarquablement variées.
Les principes d’aménagement retenus reposent sur l’acceptation, pour elle- même et avec ses qualités propres, de cette « ville du déplacement (1) » qui amène à porter un regard neuf sur l’aménagement urbain. Un tel projet doit rester ouvert : « Là plus qu’ailleurs, le projet est avant tout un éclairage récusant le définitif, une ouverture pour que d’autres, tous les acteurs de la ville en mouvement, s’y engouffrent (2). » Mais ces divers mouvements sont aujourd’hui déséquilibrés : les rapides – trains et voitures – dominent, au détriment des lents – piétons, vélos, etc. Le projet vise à introduire un meilleur équilibre entre eux, et entre les lieux de séjour et de déplacement.
Ainsi, l’esquisse d’aménagement s’articule suivant trois parcours est-ouest. Une forêt linéaire enserrera le boulevard périphérique, améliorant la qualité de l’infrastructure perçue depuis les voitures et créant un vaste sous-bois en dessous. Les boulevards des Maréchaux seront considérés comme les nouveaux « grands boulevards » : la rive nord, la plus habitée, sera jalonnée de places, de squares et de jardins ; la rive sud mettra en scène les grands bâtiments logistiques résultant de la présence des infrastructures, qui seront reconvertis et reliés par un vaste parvis linéaire à l’échelle de ces nouveaux monuments. Les boulevards deviendront ainsi un lieu de partage entre les divers types de circulations. Dans le lit des voies ferrées prendra place la promenade Chapelle Villette, dédiée aux circulations douces et tirant parti de la grande échelle de cet ancien paysage ferroviaire ; ces espaces seront aménagés de manière provisoire, dans un premier temps, afin de muter, au gré des opportunités, en dispositifs urbains à terme plus pérennes.
Perpendiculairement à ces trois parcours longitudinaux dédiés à la mobilité, cinq secteurs transversaux dévolus au séjour et aux activités sont identifiés, qui favoriseront les nouvelles relations entre Paris et les communes limitrophes. Dans chacun d’eux, une proportion de logements au moins égale à 25 % sera mise en œuvre afin de garantir une réelle mixité urbaine, l’objectif étant d’atteindre globalement 30 % de logements (dont au moins 40 % de logements sociaux).
La Porte de la Chapelle, sur l’axe historique Paris/Saint-Denis, est marquée par un des plus grands échangeurs de Paris. Le projet vise à redonner la qualité urbaine qui lui convient à la jonction de la rue de la Chapelle et de l’avenue du Président-Wilson superposée à l’autoroute A1, côté Saint-Denis. Au nord, la zone du stade des Fillettes accueillera un pôle tertiaire ; au sud, la zone Chapelle Évangile constituera un pôle de logistique. L’importante accessibilité du site en fait la meilleure localisation pour des immeubles tertiaires à forte valeur ajoutée. Au nord du boulevard Ney, un grand ensemble tertiaire constitué de bâtiments mitoyens fabriquera un mur antibruit. Cette densité élevée permettra la création d’un grand jardin des sports en cœur d’îlot.
L’avenue de la Porte-d’Aubervilliers sera transformée en un vaste espace vert, stable et défini : le cours d’Aubervilliers, bordé de logements et d’équipements, et accordant une place importante aux circulations douces.
Le secteur des bâtiments industriels géants des années 1960 sera transformé. Les entrepôts Calberson-Macdonald seront reconvertis pour accueillir des logements, des commerces, des activités et des équipements structurants. Le site évoluera pour permettre le passage du tramway des Maréchaux-Est jusqu’au futur pôle multimodal Éole-Évangile et au-delà jusqu’à la Porte de la Chapelle.
Enfin, le secteur Claude Bernard sera le lieu privilégié d’une réflexion sur la mixité urbaine : quatre îlots mixtes seront constitués, accueillant des logements, des bureaux, des activités et des commerces en rez-de-chaussée. La diversité de ces activités assurera l’animation caractéristique de l’espace urbain. Une passerelle au-dessus du boulevard périphérique est prévue pour relier ce secteur au Parc du Millénaire.
En outre, le désenclavement et la requalification urbaine de ce secteur reposent sur plusieurs projets en matière de transports en commun : le tramway des Maréchaux-Est qui doit relier la porte de Pantin à la porte de la Chapelle ; le prolongement jusqu’à Éole-Évangile du tramway reliant Saint-Denis, Épinay-sur Seine et Villetaneuse, et l’aménagement du pôle multimodal Éole-Évangile.
Paris Nord-Est constitue aujourd’hui un des projets urbains les plus ambitieux et prospectifs d’Europe, par la richesse et la spécificité des solutions mises en œuvre pour intégrer à la vie urbaine des zones jusque-là dépréciées.
(1) François Leclercq, in Dusapin & Leclerc, architectes, agence TER, Paris Nord-Est, Paris, Jean-Michel Place, 2004, p.4
(2) Ibid.


Puce urbanismeEvolutions

Rédaction Agence Macardier-Vaillant

De nombreuses actions de proximité sont déjà en place afin que les habitants soient associés au projet de renouvellement de leur quartier. Un Point d’Information et de Médiation Multi Services soutient les démarches des habitants auprès des services publics. Un centre social est créé pour répondre aux besoins des habitants actuels et futurs dans le quartier de la Porte d’Aubervilliers. La traverse « Ney-Flandre » est une illustration de la volonté de développer les transports en commun et les liaisons douces dans les nouveaux quartiers tout en réduisant la part de la circulation automobile.
Une étude sur le devenir commercial de Paris Nord-Est et de Plaine Commune prévoit la création de 27 000 emplois d’ici 2020.

Le tramway des Maréchaux Nord (T3) sera en 2012 l’axe structurant de l’aménagement.
Le projet d’aménagement fait l’objet d’études pour déterminer les possibilités en matière de géothermie et de collecte pneumatique des déchets.

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Sur les neuf secteurs que compte le vaste territoire de Paris Nord-Est, quatre secteurs opérationnels ont déjà fait l’objet de projets d’aménagement :

- Claude Bernard : les bureaux (architectes : Marrec, Ferrier et Sauerbuch- Hutton) sont situés le long de la « forêt linéaire » qui borde le périphérique. Les logements et activités (architectes : Brossy, Feichtinger, Marciano) ainsi qu’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) (architectes : Zundel et Cristea) donnent sur le boulevard Macdonald. Leurs rez-de-chaussée accueilleront des commerces. Un pôle culture et loisirs est l’amorce d’ une passerelle franchissant le périphérique. Une école (architectes : Brenac et Gonzales) est située en bordure du canal. Un programme de logements intégrant une crèche est prévu quai de la Charente.

- Macdonald-Eole Evangile : les anciens entrepôts accueilleront des commerces, des bureaux, des activités, des équipements publics, des logements et des parkings pour voitures et autocars (architecte coordonnateur : OMA rem Koolhas). Le pôle de transports en commun (RER E, tramways T3, Tram’y) contribuera à revitaliser le quartier fortement enclavé par manque de liaisons nord-sud.

- Gare des Mines-Fillettes : la couverture partielle du périphérique permet de créer un quartier intercommunal. Il nécessite la recomposition des équipements sportifs existants et l’intégration de nouveaux équipements (terrains de sports, gymnase, roller-park, espace jeunes). Ce nouveau franchissement sur dalle intègre de part et d’autre d’une vaste esplanade plantée un pôle commercial et des immeubles de logements. Des bureaux sont situés au bord des parties non couvertes du périphérique.

- Chapelle-international : ce secteur voit l’implantation des logements et d’équipements publics en cœur d’îlot, protégés du faisceau des voies ferrées par une gare de fret et des bâtiments d’activités et de bureaux.

- Porte de la Chapelle : Des locaux pour l’université Paris I Panthéon la Sorbonne sont prévus sur ce site qui accueillera d’autres programmes (bureaux, activités, logements) ainsi qu’un centre de tri des déchets recyclables et une centrale de chauffage urbain (CPCU).
L’hypothèse de travail sur le relèvement du plafond des hauteurs pour favoriser le logement et l’emploi à cet endroit est l’occasion pour la Ville de mener une réflexion sur la densité urbaine et le développement durable.

L’objectif est aujourd’hui d’atteindre 40% de logements sur l’ensemble des opérations dont 50% de logements sociaux.

Source : http://www.paris.fr/portail/pratique/Portal.lut?page_id=6894&document_type_id=4&document_id=15788&portlet_id=15715&multileveldocument_sheet_id=9606